Marlène

 MARLÈNE            
Tout prés de la claire fontaine elle se baignait toute nue
Mais oui, mais oui c'était Marlène je ne l'avais pas reconnue
Caché derrière les feuillages, au bas de l'abrupte falaise
Je contemplais avec courage, son joli petit corps de braise
Oui du courage il m'en fallut pour rester ainsi sans bouger
Afin de ne pas effrayer la belle et fragile ingénue
Devant le spectacle grandiose de la sirène des marais
Mes yeux ouverts comme des roses pendant longtemps se sont fixés
Bien plus tard fut l'apothéose quand de l'eau claire elle sortit
De vous à moi enfin je n'ose pas vous dire ce que j'ai senti
Un silence de cathédrale envahit tous les alentours
Quand le soleil sur sa peau pale vint poser ses rayons d'amours
La belle se croyant toute seule ne se sentait pas menacée
Pourtant mes yeux hagards ne veulent que son petit cœur transpercer
Allongée au bord de l'étang elle était libre comme l'air
Offrant ses charmes inconsciemment à la douce brise printanière
Puis ce fut une grande détresse quand sur son corps elle glissa
Non sans certaine délicatesse une guenille qui l'habilla
Elle s'éloigna gracieusement comme la fée du p'tit matin
De sa présence assurément elle laissa le lieu orphelin
Est-ce vraiment de l'indécence d'avoir pris un malin plaisir
A regarder toute l'innocence d'une jeune fille sans la faire fuir
Sache Marlène quand tu iras à la fontaine pour te baigner
Derrière la haie il y aura mille paires d'yeux pour te mater. 
(Texte mis en musique)			
                 
		                   Dens


28/01/2007
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